Du coté de l'atelier

(à propos des ateliers de calligraphie arabe et latine)

Article parut dans Al Djinn n°5 (avril 1999) la revue de l'association Arabissimo

----------------------------

" Avance et tu seras libre … "

 

C'est précisément ce qui manquait à la fac, et ce qu'il faudrait multiplier : des ateliers d'arts plastiques.

Véronique L

Un lieu où l'on se retrouve, étudiant ou non, d'horizon divers, pour apprendre autre chose que " des savoirs scolaires ", pour ouvrir une porte sur un art, la calligraphie, et sur une civilisation nouvelle.

A nouveau, nous effectuons nos lignes d'écriture, nous apprenons à bien former nos lettres et à manipuler un nouvel outil, le calame, que nous taillons nous même dans du bambou ou du roseau ( l'occasion également d'une ballade dans la nature ! )

L'exposition finale illustre bien la richesse, la diversité des imaginaires de chaque apprenti - calligraphe, et révèle l'importance de ce genre d'initiative ( cette dernière allant parfois jusqu'à braver tous les dangers comme par exemple noyer son tableau dans son encrier deux jours avant l'expo - nous avons tous compati, Aude ! )

Je tiens donc à remercier tout particulièrement notre initiateur - maître - calligraphe Jacques Clavreul qui a du beaucoup travailler pour nous transmettre ses connaissances ( par le biais de petits topos en début de séance ) ainsi qu'à ceux qui sont à l'origine et font tourner l'association Arabissimo.

 

A tous, bonne route.

 

 

Sonia.

 

----------------------------

 

Comment exprimer en quelques mots tous ce que nous a appris l'atelier de calligraphie arabe ?

Parlons peut-être d'abords de l'initiation à cet art par la technique artisanale proposée, passant en premier lieu par la recherche assidue de roseaux et de bambous si foisonnant en région nantaise, puis par la taille des calames ( parfois laborieuse mais rassurez-vous, aucun doigt ne manque à l'appel ! ) et sans oublier la préparation de ces petits encriers dont jacques ne cesse de louer les mérites.

Enfin, après ces travaux de mise en condition ( quant à savoir lesquels, cela dépend des jours … ), vient l'élan vers la page blanche.

Ici, on pourrait s'attarder sur le plaisir de voir apparaître des formes presque plus esthétiques qu'alphabétiques, sur celui de redécouvrir l'application aux lignes d'écriture et également celui de la recherche esthétique à partir de ces premiers éléments de connaissance.

En outre, on pourrait évoquer l'enseignement riche et pondéré du sympathique maître - calligraphe.

Mais le mieux serait encore d'y participer afin de comprendre combien cet atelier est intéressant et enrichissant tant sur le plan artistique que culturel.

 

Hélène.