Le calligraphe et le danger

- Exposition des Fantasiarques -
Maison de l'Avocat de Nantes - Mai 2005

Le Danger... et la calligraphie,
mais que peut-on dire sur un thème aussi incongru ?

En creusant un peu...

La rencontre débat proposa en première partie un rapide survol de divers dangers qui menacent les calligraphies.

Lors de leur fabrication tout d'abord avec les soucis des réactions chimiques des pigments entre eux, des taches malencontreuses, des fautes d'orthographes provoquées par Titivillus, un petit démon du Moyen Âge facécieux.
Puis nous avons abordé la question de la conservation, vaste domaine, avec entre autre la qualités des supports, la tenue des encres à la lumière, pour finir avec les incendies de bibliothèques.


La deuxième partie se consacra aux dangers qui menacent plus particulièrement les calligraphes.

Partant de divers témoignages historiques nous avons parlés des problèmes de santé liés aux pigments et solvants.
Puis les questions de politique et de pouvoir autour de la fin tragique de divers calligraphes au prise avec les événements politiques. (guerres, révolution culturelle en chine, emprisonnement d'Ibn Moqla)
Nous avons vu aussi les jeux dangereux de certains faussaires calligraphes.
La vie quotidienne des calligraphes n'étant pas de tout repos a été aussi sujet à discussion avec parfois de difficiles conditions de travail.


La troisième partie évoqua les dangers de la perte du savoir et de la rupture de la transmission.

Des faits aussi différents que l'apparition de l'imprimerie ou la révolution culturelle en Chine avec l'interdiction qui a été faite aux calligraphes d'enseigner leur art ont eu des répercussions graves sur la vie des calligaphes.
Où l'on s'aperçoit qu'il peut suffire d'une génération pour perdre un savoir faire vieux de plusieurs siècles.


Pour finir nous avons abordé la mise en danger d'une pratique artistique.

Jusqu'où risquer sa vie pour l'amour de l'art et de la calligraphie, faut-il passer outre les interdits ?
Comment rester créatif face à la contrainte commerciale et trouver sa voie en s'affranchissant des influences.
Savoir rester dans le concret pour ne pas sombrer dans la pure théorie artistique, une maladie bien française.
Et pour finir, éviter les dangers du "tout tout de suite", apprendre à ne pas se précipiter et acquérir de bonnes bases techniques, essence même de la calligraphie.


Finalement, en y réfléchissant bien, nous vivons dans un monde dangereux et les calligraphes, comme les autres artistes, ne sont pas à l'abris des aléas de l'histoire !